Après une chute, le réflexe est souvent de vérifier l'état de sa bombe à l'œil : présence de fissures, déformation de la coque, traces d'impact. Si rien n'apparaît, beaucoup de cavaliers continuent à porter le même équipement.

 

Cette approche comporte un risque. Une bombe d'équitation est conçue pour absorber un choc une seule fois. La structure interne — notamment la mousse EPS qui amortit l'impact — peut se comprimer ou se fissurer sans que cela soit visible depuis l'extérieur. Une microfissure invisible à l'œil nu peut suffire à réduire significativement la capacité de protection lors d'un second choc.

 

Par ailleurs, la mousse EPS ne peut pas être remplacée isolément sans remettre en cause l'homologation complète de la bombe. Une réparation partielle n'a donc pas de sens : soit la bombe est conforme dans son ensemble, soit elle ne l'est plus.

 

C'est pourquoi GPA recommande de remplacer systématiquement une bombe après une chute, même en l'absence de dommage apparent. C'est une règle simple, qui ne dépend pas de l'aspect extérieur de l'équipement.

Pour les cavaliers qui montent régulièrement, conserver une seconde bombe en réserve, ou prévoir son remplacement après tout incident, fait partie d'une approche raisonnable de la sécurité.

Partager cette publication

Commentaires (0)

Aucun commentaire pour le moment